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Actualité du dopage



40 ans plus tard

09/07/2009 - Radio Canada

Extraits

Après l'EPO, la testostérone et les transfusions sanguines, le Tour de France 2009 pourrait mettre au goût du jour une vieille substance dopante, toujours prisée dans le peloton, mais jusqu'à ce jour indétectable.

Utilisé depuis 40 ans par les coureurs, l'ACTH, mieux connu sous le nom de synacthène, est aujourd'hui dans la ligne de mire des contrôleurs du Tour de France qui disposent enfin d'un test de détection.

Le synacthène permet de mieux résister à l'effort et de calmer les sensations de douleurs en raison de ses effets euphorisants.

Un laboratoire de Cologne, en Allemagne, a mis au point le test. L'Union cycliste internationale (UCI) a donc été forcée d'ajouter le test dans la batterie d'analyses pratiquées à la Grande Boucle.

« Ce test a déjà été utilisé auparavant, lors de compétitions en Allemagne l'an dernier, explique le Professeur Mario Thevis, son concepteur. Il se base sur l'analyse d'échantillons urinaires, mais peut être aussi utilisé avec des échantillons sanguins. »

Par contre, pris seul, le synacthène ne fait pas de miracle. C'est associé à des corticoïdes et à des stéroïdes anabolisants comme la testostérone que ce stimulant de la glande surrénale devient intéressant.

Le Belge Ludo Dierckxsens avait été exclu du Tour de France en 1999 après avoir confié au contrôleur antidopage qu'il avait pris du synacthène pour traiter une tendinite au genou.

(...)

Si un test de détection a mis autant de temps à voir le jour, c'est parce que les contrôles sanguins n'étaient pas courants.

« La première méthode se basait sur des échantillons de sang et ceux-ci n'étaient pas aussi fréquents auparavant, souligne le Pr Thevis, qui a commencé son projet de recherche en 2006. Les conditions de collecte des échantillons sanguins et leur conservation étaient également matière à critiques, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (...). »

Pour le Dr Jean-Pierre de Mondenard (...), le synacthène est la preuve que les statistiques des contrôles antidopage comportent de grandes lacunes.

« Dire qu'il n'y a que 1 % de positifs lors des contrôles est au minimum une hypocrisie et au maximum une impéritie. »

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Cette page a été mise en ligne le 10/07/2009.


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