Actualité du dopage



Le procès du "pot belge" tourne court

15/11/2013 - lalibre.be - J.-C.M. (avec Belga) avec Belga


Les dix-neuf personnes poursuivies dans l'affaire dite du "Pot belge", du nom de ce mélange d'amphétamines et de drogues dures, comme l'héroïne ou la cocaïne, "cette infâme soupe, cette drogue du pauvre" selon les mots du procureur du roi.", qui circulait dans le cyclisme professionnel et amateur, ont été acquittées, jeudi, par le tribunal correctionnel de Tournai, présidé par Françoise Van den Noordgaete.

Le tribunal a estimé qu'il ne pouvait retenir aucune preuve à charge des prévenus en raison d'une enquête entachée d'irrégularités.

Le tribunal a considéré que le juge d'instruction courtraisien qui a mené l'enquête n'avait pas motivé son ordonnance sur les écoutes téléphoniques, le 17 octobre 2006.

Ecoutes téléphoniques qui avaient abouti à une série de perquisitions en juin 2007.

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Cette affaire avait été fortement médiatisée en Flandre quand, en septembre 2006, le sénateur Jean-Marie Dedecker avait informé un magistrat gantois que des hormones de croissance et des anabolisants étaient vendus sur la voie publique lors des courses cyclistes. Les soupçons du sénateur portaient sur la célèbre équipe professionnelle Quick Step mais aucun coureur de cette formation n'a été poursuivi.

Une information puis une instruction n'en avaient pas moins été ouvertes par le parquet de Courtrai et l'affaire a été plaidée à Tournai après un renvoi linguistique.

Plusieurs personnes, dont des anciens cyclistes professionnels, et notamment l'ancien champion de Belgique sur route Ludovic Capelle, avaient été placées sur écoute.

Une infirmière de l'hôpital de Jolimont était aussi soupçonnée d'avoir fait sortir de l'hôpital des flacons d'Eprex, soit de l'EPO. Elle avait avoué les faits mais elle ignorait, disait-elle, que les produits étaient ensuite revendus dans les milieux cyclistes.

Lors de la première audience, le 3 octobre, le procureur du roi de Tournai avait requis des peines de 3 à 10 mois de prison avec sursis et des amendes mais il ne s'était pas opposé à l'octroi d'une suspension du prononcé de la condamnation pour quelques prévenus.

Les avocats de la défense s'étaient montrés unanimes : la grosse affaire médiatisée en Flandre ne concernait finalement que d'anciens professionnels de second rang ou des cyclistes du dimanche.

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Cette page a été mise en ligne le 16/11/2013