Dossier dopage



Les nouvelles règles anti-dopage de l'UCI

05/01/2015 - laflammerouge.com - Laurent


Voici, en résumé, ce que vous devez savoir sur les nouvelles règles anti-dopage de l'UCI, qui s'harmonise ainsi davantage avec la mise à jour du code antidopage de l'Agence Mondiale Anti-dopage. Tout cela va dans la bonne direction!

1 - la suspension en cas de dopage lourd passe de 2 à 4 ans. De quoi faire réfléchir les tricheurs, 4 ans c'est très long! Si le dopage s'avère non intentionnel, cette suspension pourra toutefois être révisée.

2 - le délai de prescription passe de 8 à 10 ans. De quoi pouvoir poursuivre Chris Froome jusqu'en... 2023 suite à sa victoire sur le Tour 2013!

3 - il sera désormais possible d'imposer des sanctions suite à de la délation de la part d'une autre personne. Évidemment, des preuves ou des "évidences" suffisantes devront être fournies. Cela ouvre la porte à davantage de sanctions suite à des dossiers comme celui de l'USADA à l'encontre de Lance Armstrong. En clair, cette mesure pourrait contribuer à lutter contre la loi de l'omerta prévalant dans le milieu, les athlètes sains ayant désormais d'excellentes raisons de dénoncer les pratiques abusives de leurs adversaires. (...)

4 - en cas de multiples cas de dopage au sein d'une équipe (deux, trois voire plus) à l'intérieur d'une période de 12 mois, cette équipe pourra se voir imposer une amende monétaire correspondant à 5% de son budget annuel, ainsi qu'une suspension de 15 à 45 jours de toute participation à des épreuves cyclistes. La mesure étant rétroactive, l‘équipe Astana devra se tenir très à carreau en 2015 sous peine de passer à la trappe pour de bon.

5 - l'association d'un personnel d'une équipe cycliste, coureurs en premier lieu bien sûr, avec une personne bannie (par exemple Michele Ferrari) pourra désormais résulter en une suspension pour dopage. La mesure s‘étend même à des collaborateurs de personnes bannies, par exemple si une personne est connue pour travailler avec Michele Ferrari, toute association avec cette personne peut aussi résulter en une suspension. Pas de doute, les médecins et entraineurs verreux devront redoubler de prudence, tout comme les coureurs voulant oeuvrer avec eux. L'UCI précise également que des justifications comme "je ne l'ai contacté que pour des conseils liés à l'entrainement" ne seront plus acceptées et pourront entrainer des suspensions.

6 - les demandes pour des autorisations d'usage pour fins thérapeutiques devront désormais passer par l'UCI, qui émettra les autorisations.

Pas de doute, le nouveau code antidopage de l'AMA resserre les mailles du filet autour des tricheurs, et impose des sanctions plus lourdes. C'est un pas dans la bonne direction, même s'il reste encore du chemin à faire, notamment au niveau des sanctions monétaires en cas de dopage. Il demeure inacceptable et injuste selon moi que des coureurs convaincus de dopage puissent garder les primes de victoire acquises en trichant et le cas de l‘équipe continentale Astana sur le dernier Tour de Qinghai Lake, tel que dénoncé par le Canadien Mike Woods, est éloquent et frustrant.

La peur du gendarme et de lourdes amendes, ça fonctionne toujours assez bien pour décourager les tricheurs !

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Cette page a été mise en ligne le 18/02/2015