Tous dopés ? La preuve par 21

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Avec le portrait et l'analyse des performances de Bradley Wiggins

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Bradley Wiggins

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Repères

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AUT (Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques)

En septembre 2016, le groupe de hackers russes Fancy Bears, qui s'est introduit sur les serveurs de l'AMA, publie ses AUT de 2013 et 2014.
Ces AUT que vous pouvez consulter ici, montrent que le patient Wiggins a été autorisé à prendre les médicaments suivants :

Toutes ces AUT ont été accordées par le Dr Mario Zorzoli de l'UCI.

Dans son livre Bradley Wiggins: My Time, publié aux editions Yellow Jersey en novembre 2012, Wiggins écrivait : « British Cycling a toujours eu une politique « no-needle » [pas de piqure – NDLR]. C’est un pillier de leur politique. J’ai donc grandi avec comme cycliste. Dans la culture du cyclisme britannique, le mot « aiguille » ou sa simple vue vous fait penser « Oh merde ». C’est un tabou complet... Je n’ai jamais eu d’injection, à part pour les vaccins, et à l'occasion, j'ai été mis sous perfusion quand j’avais de la diarrhée ou quelque chose comme ça ou que j’étais gravement déshydraté ». Pourtant, en juin 2011 puis 2012, il se faisait injecter de la triamcinolone acetonide. Sans doute un produit qui induit des pertes de mémoire...

Toujours au chapitre amnésie, il est remarquable que Wiggins n'ait jamais fait état de ces allergies au pollen qui semblent pourtant lui pourrir la vie si on en croit le remède de cheval appliqué.

La chronologie des AUT est également problématique. Pour les trois premières, il ne s'agit que simples administrations par inhalateur, méthode ne nécessitant désormais plus d'AUT. Il est alors dans l'équipe Garmin, plutôt réputée pour agir contre le dopage. Le Tour de France n'est alors pas du tout dans les objectifs du britannique. En 2011, changement de décor. Wiggins a rejoint la Sky, il a considérablement maigri et se prépare pour gagner le Tour de France. Une allergie au pollen providentielle lui permet de prendre du Kenalog en intramusculaire à quelques jours du départ de l'épreuve. Le produit a notamment pour effet de permettre de perdre du poid sans réduction significative de la masse musculaire. Simple coïncidence. Hélas, une chute contrarie les plans de la Sky et de son leader. Qu'importe. En 2012, on applique la même recette. Cette fois, Wiggins ramène le maillot jaune à Paris. Il tente de pousser son avantage l'année suivante sur les routes italiennes. L'épreuve a lieu plus tôt dans l'année. Du coup, l'allergie au pollen se manifeste aussi plus tôt. A quelques jours du départ du Giro, on l'aura compris. Hélas encore, Wiggins n'ira pas au bout de la course au maillot rose. Depuis lors, Wiggins ne vise plus les grands Tours. Un peu de poids en plus ne nuit pas à ses performances sur la piste, au contraire. L'allergie semble d'ailleurs ne plus le gêner : il n'a plus eu besoin d'AUT. CQFD ?

Sur Twitter, Jörg Jaksche, ancien coureur dopé résumé bien la problématique : "29 juin 2011, 26 juin 2012 et 2 avril 2013, ça ressemble à une allergie aux grands Tours, je sais que c’est un gros problème de santé." (16/09/2016)

Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer ce qui ressemble fort à du dopage autorisé :

Même son ancien coéquipier Chris Froome prend prudemment ses distances : « J'ai vu Bradley Wiggins utiliser des inhalateurs, donc je savais qu'il avait de l'asthme, mais je n'étais pas au courant de ses allergies. Sans connaître les détails médicaux exacts, il est impossible de s'avoir s'il opérait dans une zone grise. » (cyclingnews.com, 18/10/2016, cité par lexpress.fr, 18/10/2016)

Heureusement pour Wiggins, Brian Cookson, le président de l'UCI, est monté au créneau pour défendre son compatriote en déclarant : « Nous n'avons aucune raison de croire que ces AUT ont été émises de façon inappropriée. Chacune d'entre elles a été inscrite dans le système ADAMS, afin que l'AMA puisse les examiner à tout moment. Donc, selon moi, à moins que l'AMA et la Fondation antidopage du cyclisme ne me donnent de nouvelles informations, aucune règle n'a été transgressée. Il n'y a donc aucune raison de penser que des sanctions suivront » (Source : cyclingnews.com, 09/10/2016, cité par sports.fr, 09/10/2016).

Sur le sujet, il faut lire l'excellent article de Clément Guillou sur lemonde.fr du 27/09/2016, article dont nous nous sommes en partie inspiré.



Dauphiné 2011

Le Daily Mail du 6 octobre 2016 révèle que l'UKAD enquête sur une possible fraude effectuée lors du Critérium du Dauphiné 2011 remporté par le Britannique.

Le 12 juin, à l'issue de la dernière étape à La Toussuire, Bradley Wiggins aurait reçu un médicament expédié depuis le Royaume-Uni via la Suisse, convoyé par Simon Cope, un entraîneur de la fédération britannique. Ce médicament lui aurait été administré par le docteur Richard Freeman dans le bus de l'équipe Sky. Cette dernière a tout d'abord nié, affirmant que le bus avait quitté l'aire d'arrivée juste après l'étape alors que Wiggins était retenu pour le protocole. Pas de chance, une vidéo facilement trouvable sur Internet prouve le contraire. On le voit s'entretenir avec des journalistes au pied du bus, après être revenu du podium :

Autre contrariété pour Wiggins, Simon Cope, était censé rencontrer ce jour-là une athlète féminine, Emma Pooley, alors que celle-ci séjournait non pas à la Toussuire, mais en Espagne. Quant à Dave Brailsford, le manager de l'équipe Sky, il refuse pendant plusieurs semaines de dévoiler ce que contenait le mystérieux colis, avant d'affirmer qu'il s'agissait de Fluimucil, un médicament pourtant disponible en vente libre en France.



Qualités physiques

Taille

1,90 m

Poids



Il a dit



Ils ont dit de lui



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