Brève



Un cycliste de 66 ans conteste son contrôle positif

06/12/2011 - ladepeche.fr - L.-L.D.


« Tout simplement étourdissant » concluait l'article de « La Dépêche du Midi » du 15 décembre 2009 relatif aux quatorze podiums nationaux et internationaux trustés dans la même saison par le Gersois Rolland Rolleau, vainqueur pour la deuxième année consécutive de la coupe du monde de cyclisme élite amateur, dans la catégorie masters, plus de 60 ans. (...) Habitué des colonnes sportives, c'est demain dans la chronique judiciaire que le nom de Rolland Rolleau risque d'être inscrit. Car l'ancien agent automobile a décidé d'intenter un recours auprès du Conseil d'Etat pour contester la décision de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Après un contrôle organisé le 3 octobre 2010 à Fronton, cette dernière a en effet décidé de le suspendre jusqu'au 6 février 2015. Déclaré positif à 66 ans, Rolland Rolleau conteste fermement cette décision. « Je veux retrouver mon honneur, comme Jeannie Longo, qui a gagné devant cette agence, même si, dans mon cas, ce sera la lutte du pot de terre contre le pot de fer » explique celui qui après avoir épuisé tous les recours devant la justice sportive, s'est maintenant tourné vers la plus haute juridiction administrative française, sur les conseils de son cabinet d'avocats toulousains. « Je fais de la narcolepsie-cataplexie. On a une sensation d'affaissement, d'étourdissement. En plus j'ai eu deux accidents. J'ai été renversé par une voiture durant une course en avril 2010 et par une autre quatre mois plus tard lors d'un entraînement avec perte de connaissance et traumatisme crânien. C'est comme ça que les traitements que j'ai pris ont été révélés dans mes urines. J'aurai dû les signaler, mais au niveau amateur il y a de la méconnaissance, on n'en parle pas. J'ai un traitement médical prescrit par les services du sommeil du docteur Calvet de la clinique Saint-Jean, à Toulouse. Je ne pensais pas qu'à mon âge il fallait que je fasse ce type de demande » se défend le coureur.

« Je ne fais pas du vélo pour me doper et je ne me dope pas pour faire du vélo. L'AFLD n'a pas tenu compte des accidents et de cette maladie récurrente. On doit m'en vouloir, je dois déranger, quand je vois qu'on suspend des coureurs professionnels pendant deux ans et que moi c'est quatre » dit l'homme aux 200 victoires, qui a pris sa première licence à l'Union athlétique vicoise.

(...)

Lire l'article en entier


Cette page a été mise en ligne le 06/12/2011