1976 : il est toujours directeur sportif adjoint de l'équipe Gan-Mercier-Hutchinson, aux côtés de Louis Caput.
1977 : un coureur amateur, suivi par Bernard Sainz, est contrôlé positif aux amphétamines. L'analyse des produits prescrits au coureur par celui qu'il croit être médecin montreront que l'un deux contenait des amphétamines .
1985 : il est interdit d'accès au quartier des coureurs lors des 6 jours de Bercy.
1986 : mis en cause dans l'affaire des Six jours de Bercy, une affaire de trafic d'amphétamines, il bénéficie d'un non-lieu sauf pour l'exercice illégal de la médecine pour lequel il écope d'une amende.
1987 : fait condamner le Quotidien du Médecin et Jean-Pierre de Mondenard pour diffamation. Las, la cour d'appel de Versailles annulera cette décision en 1990.
1988 : un de ses poulains, Soft Machine, triomphe dans une grande course, après quelques échecs sérieux dans des groupes inférieurs. En décembre, Bernard Sainz est condamné à verser des dommages et intérêts au docteur Jean-Pierre de Mondenard dans le cadre du procès sur le dopage de Laon. Il avait accusé le médecin d'ête l'auteur d'"une immonde dénonciation" qui aurait conduit à son arrestation et sa détention dans l'affaire dite des 6 jours de Bercy.
1999 : après avoir été condamné à deux reprises pour "mauvais traitements infligés à des chevaux", il retrouve les cyclistes dans la fameuse affaire Sainz - Lavelot. Il est mis en examen pour exercice illégal de la médecine et écroué pendant deux mois avant d'être placé sous contrôle judiciaire. Frank Vandenbroucke affirme lui avoir remis 50.000 F (7.600 euros) en échange de ses services.
2002 : la police, qui l'arrête pour excès de vitesse, découvre dans sa voiture des produits suspects alors qu'il venait de passer la nuit chez Frank Vandenbroucke". On retrouvera de l'EPO chez ce dernier. Mabuse passera un mois un prison pour non respect du contrôle judiciaire.
2003 : sa présence en curieux, au procès de Rennes, dans l'affaire du pot belge impliquant notamment Patrick Béon, provoque une interruption de séance, un des prévenus ayant demandé qu'il quitte la salle.
2005 : revient sur le devant de la scène dans une affaire de dopage de... chevaux. Il est mis en examen. Le procès se tiendra en 2011.
2007 : accueille Frank Vandenbroucke pour quelques jours de vacances en Normandie. Quelques jours plus tôt, il a appris sont renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris pour « détention et cession de substances vénéneuses ».
2008 : en janvier, il accompagne Frank Vandenbroucke lors de la présentation de l'équipe Mitsubishi-Jartazi. Son jugement a lieu fin mars dans l'affaire de 1999. Pendant le procès, il reconnait avoir concocté des "dilutions homéopathiques" de testostérone et de cortisone. Le 11 avril, il est condamné à trois ans de prison dont 18 mois ferme. Ayant fait appel de cette décision, il sera rejugé le 5 novembre 2009. Son patient et ami Frank Vandenbroucke est retrouvé mort le 12 octobre.
2010 : dans le cadre de l'affaire Sainz - Lavelot, il est condamné à deux ans prison dont un ferme pour «infraction au règlement sur le commerce ou l'emploi de substances vénéneuses», «aide et incitation à l'usage de produits dopants» et «exercice illégal de la profession de médecin».
2011 : la cour de cassation annule la décision de 2010 concernant l'affaire Sainz - Lavelot et le renvoie une nouvelle fois devant la cour d'appel de Paris (lire ici). En octobre, il est jugé à Alençon pour l'affaire de dopage de chevaux qui avait éclaté en 2005 et est condamné à 3 mois de prison ferme et 7500 euros d'amende pour exercice illégal de la médecine.
2013 : en février, sa condamnation dans l'affaire de dopage de chevaux est réduite en appel à 3000 euros.
Il a dit
1986
"J'ai (...) été par le passé très spécialisé, pour avoir rétabli la santé à ceux qui s'étaient manifestement dopés, tel Bernard Thévenet." (Le dopage oui ça continue !, page 38)
2000
"La loi parle de protéger la santé des sportifs. Cet argument est abject. Car la santé en général, et celle des sportifs en particulier, est un marché." (Cité dans Libération du 8/7/2000)
"En voulant éradiquer le dopage (...), on ne fait qu'inciter les jeunes à se doper." (Cité dans Libération du 8/7/2000)
"Il faudrait n'inscrire comme dopant que les substances décelables." (Cité dans Libération du 8/7/2000)
2008
"Lorsqu'un athlète triche avec des garanties d'impunités, il y a alors aussi des adolescents qui ont tendance à tricher afin de pouvoir se retrouver dans cette situation d'égalité des chances dans la triche." (velo-club.net, cité par cyclismag.com, 31/01/2008)
2010
"Le fait que j'ai été fortement sollicité dans le monde du cyclisme montre que ma méthode correspondait à un besoin des sportifs auquel ne répondait pas la médecine traditionnelle. Aujourd'hui, si mes méthodes circulent toujours, c'est qu'il y a un manque en France." (Vélo Magazine, cité par www.cyclismag.com, 25/02/2010)
Après sa condamnation dans le cadre de l'affaire Sainz - Lavelot : "Je ne comprends pas cette décision de justice complètement aberrante. '...) Je vais en cassation, bien sûr, et je ferai éventuellement une demande devant la Cour européenne des droits de l'Homme car c'est complètement absurde."(lefigaro.fr, 18/03/2010)
Raymond Poulidor, à propos de l'inculpation de Bernard Sainz dans le cadre de l'affaire de Bercy en 1986 : "Je connais les individus qui sévissent dans le peloton et qui ont été appréhendés dans cette affaire, je connais même l'un d'entre eux très bien, puisqu'il était directeur sportif adjoint de l'équipe Gan-Mercier lorsque j'étais encore coureur. J'affirme qu'il m'a très bien soigné et que je n'ai jamais, sur ses conseils, pris autre chose que des produits homéopathiques." (L'Equipe - 19/11/1986)
1999
Marc Madiot, entendu dans le cadre de l'affaire Sainz-Lavelot (ce dernier est Président de l'association qui a financé la création de l'équipe La Française des Jeux), déclare sur procès verbal : "Lavelot et Sainz avaient le champ libre pour faire ce qu'ils avaient envie de faire, et surtout gagner de l'argent... Ils étaient les manipulateurs de l'ombre." (Le Parisien, 19/06/1999)
2002
Richard Virenque : "Je l'avais rencontré la première fois avant une confrontation. Il accompagnait Me Lavelot, et il m'a conseillé, il m'expliquait comment cela allait se passer, il (...) intervenait un peu comme un psychologue afin que je sois bien dans ma tête. Je constatais que c'était efficace. Puis il m'a prodigué quelques indications alimentaires. (...) Une confiance s'est installée. (...) Il m'avait donné (...) des vitamines B12 (...), des choses anodines qui n'avaient rien a voir avec le dopage. Par la suite il me proposa de prendre des gouttes avant la course et après l'épreuve pour récupérer, des produits homéopathiques, achetés en pharmacie." (Plus fort qu'avant, page 173)
2008
Frank Vandenbroucke : "En deux jours, grâce à des compresses homéopathiques, il est parvenu à me soigner le tendon d'Achille là où il me fallait deux mois pour être remis sur pied !" (La Libre Belgique, repris par Libération le 27/03/2008)
2009
Jef Brouwers, psychologue suivant Frank Vandenbroucke à partir de 2001 : "Il a été impossible pour moi de sortir complètement Frank de ses problèmes. Je n'ai jamais compris sa relation avec Sainz. Je ne sais pas ce que Sainz faisait mais il avait une emprise sur lui dont il était impossible de détacher Frank. Mentalement, il le dominait." (www.cyclingnews.com - 13/10/2009)
Frank Vandenbroucke : "Il m'obligeait à dormir nu, une écharpe autour du cou, me posait des questions, cherchait à savoir si je préférais dormir dans des draps tièdes ou si je regardais le soleil..." (L'Equipe - 14/10/2009)