Qualités physiques
Les qualités physiques intrinsèques et surtout son changement de morphologie après son cancer sont souvent mis en avant pour expliquer sa métamorphose de coureur de qualité (avant le cancer) à coureur hors du commun (après le cancer). Johan Bruyneel, dans son livre We might as well win évoque même des capacités aérobiques "surhumaines". Quelques éléments pour se faire une idée :
VO2MAX
VO2MAX (en ml/min/kg) relevées par le Professeur Edward F. Coyle :
- 11/1992 : 70,5
- 01/1993 : 76,1
- 09/1993 : 81,2
- 08/1997 : 66,6
- 09/1999 : 71,5
VO2MAX (en ml/min/kg) selon d'autres sources :
VO2MAX (en ml/min/kg) de quelques autres coureurs :
La VO2 Max de Lance Armstrong, bien qu'excellente, n'est pas exceptionnelle. D'autres champions présentaient une meilleure VO2 Max. Qui plus est, quelques semaines après son premier Tour de France victorieux, elle est sensiblement inférieure à ce qu'elle était en 1993, avant le début de saison.
Poids
La perte de poids (5 à 11 kg selon les sources) consécutive à son cancer est souvent avancée pour expliquer la métamorphose de Lance Armstrong. La presse s'est faite un /devoir de relayer cette information, sans craindre de se contredire : le 13/07/1999, L'Equipe retranscrit les propos de Cyrille Guimard qui parle de 5 à 6 kg perdus ; le lendemain, sous la plume de Guy Roger, le même journal parle de 11 kg, parlant d'un poids de 71 kg. En 2007, dans son livre Le Tour de ma vie Jean-Marie Leblanc fait référence aux déclarations de Cyrille Guimard mais les "5 à 6 kg perdus" sont devenus 10 kg ! Toujours en 2007, Bernard Hinault parle de 10 kg.
L'idée d'une perte de poids pour expliquer une brutale amélioration des performances n'est pas toute neuve. Déjà, en 1996, Bjarne Riis expliquait sa métamorphose par un amaigrissement de 4 à 5 kg. On sait depuis quelles étaient les vraies raisons de sa métamorphose.
Selon toute vraisemblance, Lance Armstrong n'a que très peu maigri ! Dans L.A. Officiel (page 231), Pierre Ballester et David Walsh rappellent les relevés effectués par le Professeur Edward F. Coyle :
- 11/1992 : 78,9 kg
- 01/1993 : 76,5 kg
- 09/1993 : 75,1 kg
- 08/1997 : 79,5 kg
- 09/1999 : 79,7 kg
De son côté, Jean-Pierre de Mondenard (La grande imposture, page 172) rappelle, qu'en 1993, le guide de l'équipe Motorola présentait Armstrong avec un poids de 74,91 kg. Pour sa part, John Wilcockson (Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, 2009, page 154) évoque 78,9 kg (174 pounds) la même année. Selon le même auteur, Michele Ferrari se souvient d'un poids de 74 kg à l'automne 1998 contre 80 kg en 1996.
Lors de la pesée d'avant Tour de France, il se situait à 74 kg en 2003, 77 kg en 2004 et 77,2 kg en 2005. (L'Equipe, 24/02/2009, cité par Jean-Pierre de Mondenard, La grande imposture, page 173)
En résumé, avant son cancer, il aurait oscillé entre 74,91 et 80 kg et, après son cancer, entre 74 et 79,7 kg. Difficile d'y trouver les traces d'une métamorphose spectaculaire. Pour y voir plus clair, il suffit de rassembler tous ces chiffres sur un graphique, comme ci-dessous :

Les valeurs retenues sont les suivantes:
- 1992 : mini 78,9 kg (A), maxi 78,9 kg (A), soit une valeur médiane de 78,9 kg.
- 1993 : mini 74,91 kg (B), maxi 78,9 kg (C), soit une valeur médiane de 76,905 kg.
- 1996 : mini 80 kg (D), maxi 80 kg (D), soit une valeur médiane de 80 kg.
- 1997 : mini 79,5 kg (A), maxi 79,5 kg (A), soit une valeur médiane de 79,5 kg.
- 1998 : mini 74 kg (D), maxi 74 kg (D), soit une valeur médiane de 74 kg.
- 1999 : mini 79,7 kg (A), maxi 79,7 kg (A), soit une valeur médiane de 79,7 kg.
- 2003 : mini 74 kg (E), maxi 74 kg (E), soit une valeur médiane de 74 kg.
- 2004 : mini 77 kg (E), maxi 77 kg (E), soit une valeur médiane de 77 kg.
- 2005 : mini 77,2 kg (E), maxi 77,2 kg (E), soit une valeur médiane de 77,2 kg.
La lettre entre parenthèses correspond à la source de l'information, la liste des sources étant la suivante :
Ces différentes sources peuvent être considérées soit comme neutres (guide Motorola, pesée du Tour de France), soit comme favorables à Lance Armstrong (
John Wilcockson, Professeur Edward F. Coyle).
La moyenne des médianes de la période avant cancer (1992-1997) est de 78,83 kg, la moyenne des médianes de la période après cancer (1999-2005) est de 76,98 kg, soit un écart de 1,85 kg.
Pour être tout à fait complet, il convient de souligner que les valeurs de la période après cancer sont toutes celles du début du Tour de France, soit un poids de forme. En revanche, celles de la période avant cancer correspondent parfois à des poids d'intersaison comme, par exemple, les 78,9 kg de 1992.
Puissance
Puissances développées par Lance Armstrong exprimées en «watts» (calculés pour un athlète de 70 kg avec un vélo de 8 kg) :
- 1999 : 405 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2000 : 420 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2001 : 430 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2002 : 415 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2003 : 425 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2004 : 440 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2005 : 425 watts de moyenne sur les grandes arrivées en montagne du Tour de France
- 2009 : 450 watts dans l'ascension de Verbier (15ème étape)
Lors du Tour d'Italie 2009, il semble retombé aux alentours de 375 watts.
Pour en savoir plus sur les calculs de puissance :
Pulsations
Après son titre de Champion du Monde 1993, il déclare monter à 209 pulsations par minute. Lors de la Flèche Wallonne 1996, il aurait dépassé les 200 pulsations par minute.
Hématocrite
Entre 39 et 46 (John Wilcockson, Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, 2009, page 164)
Ses premiers Tour de France
Si Bernard Hinault remporta son premier Tour, si Greg Lemond se montra à un très bon niveau dès sa première participation (troisième), Armstrong fut beaucoup plus timoré.
1993
Lance Armstrong découvre le Tour et remporte l'étape de Verdun. Il abandonne après la deuxième étape de montagne, un abandon programmé avant le Tour. Dans l'étape de montagne Villard-de-Lans - Serre Chevalier, il termine 86ème à 21'42" de Tony Rominger. Le lendemain, dans l'étape se terminant à Isola 2000, il pointe à la 97ème place, 28'47" derrière Tony Rominger, encore lui. Armstrong n'a que 21 ans et n'a sans doute pas forcé son talent dans ces étapes. Dans le contre-la-montre du Lac de Madine (59 km), il termine 27ème à 6'03" du vainqueur, Miguel Indurain. Il s'estime capable de gagner trois minutes en trois ans.
1994
Dans les Pyrénées, Armstrong termine 64ème de l'étape Cahors-Hautacam, 7 minutes derrière Luc Leblanc. Le lendemain, il arrive 20 minutes derrières Richard Virenque à Luz Ardiden, en 55ème position. Il renonce avant d'atteindre les Alpes. Dans le contre-la-montre de 64 km, il termine à 6'23" du vainqueur.
1995
Après avoir remporté sa première étape dans un Tour de France, il réussit à rallier les Champs-Elysées. Au général, il est 36ème à 1 heure 28 minutes et 6 secondes de Miguel Indurain. Dans les étapes de montagne, il n'a pas particulièrement brillé : 39ème entre Saint Etienne et Saint Mandé à 8'37" de Laurent Jalabert, 40ème à La Plagne à 18 minutes d'Alex Zülle, 56ème à l'Alpe d'Huez à 18'33" de Marco Pantani, 117ème à Guzet Neige à plus de 28 minutes du même Pantani et, enfin, 64ème à Cauterets à près de 33 minutes de Richard Virenque. Dans le contre-la-montre 46,5 km, il termine à 6'24" du vainqueur. Il déclarera pourtant, quelques années plus tard, qu'en 1995, il se sentait très bien.
Paroles de Lance
Sans cesse soupçonné de dopage, Lance Armstrong a multiplié les déclarations à ce sujet. En voici quelques unes.
1994
- A propos de la victoire d'Evgueni Berzin (Gewiss) dans Liège-Bastogne-Liège : "Quand Evgueni Berzin s'échappe à 1,5 km de l'arrivée et met une minute et demi à quatre gars, ce n'est pas normal. Ca me fait me poser des questions." (John Wilcockson, Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, 2009, page 160).
1999
- «Penser que quelqu'un qui a vu la mort en face comme moi se dope, c'est de la connerie...» (Le Parisien, 07/06/1999)
- Après l'exclusion de Marco Pantani du Tour d'Italie : "Déçu pour mon sport car Pantani avait du charisme et des convictions." (L'Equipe 07/06/1999)
- «Existe-t-il du dopage dans le cyclisme ? Je n'en ai aucune idée. Pas dans mon équipe. Et jamais lors des équipes ou programmes d'entraînement que j'ai fréquentés.» (L'Equipe, 20/07/1999)
- Réponse à la question "Vous ne parlez jamais de ça [le dopage] dans les pelotons ?" : «En fait, non.» (L'Equipe, 20/07/1999)
- «La France est le pays le plus en pointe, le plus sévère contre le dopage. Moi j'habite en France, je m'entraîne en France, je fais toutes les courses de la saison en France. Si j'avais quelque chose à me reprocher, je ne serais pas en France toute l'année !» (1999, Ouest-France, cité par cyclismag.com, 24/04/2009)
- «Serais-je si fou que ça ? Je n'ai rien à cacher, aucun secret ! Ma vie comme ma carrière sont des livres ouverts. Je suis clean, soyez-le avec moi.» (L'Equipe 20/07/1999, rappelé dans L'Equipe du 23/08/2005)
- «On prétend que nous sommes tous dopés. Ce sont des conneries. Je suis ici et j'espère que les 179 autres coureurs aussi sont là pour voir le cyclisme se redresser et pour rassurer les gens sur le fait que nous sommes champions.» (déclaration de 1999, cité par John Wilcockson, Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, 2009, page 270).
2000
- Réponse à Eddy Pizzardini, journaliste pour M6, l'interrogeant sur ses rapports avec le docteur Ferrari : "C’est la première et la dernière fois que je t’accorde une interview. Tu remues la merde, là ! Si tu veux parler de dopage, tu n’as qu’à aller voir Bassons ou Ballester." cité par www.cyclismag.com, 04/07/2010)
2001
- «Pour moi, ça ne fait aucun doute, je n'ai jamais eu recours à des produits interdits, que ce soit l'EPO ou toute autre substance illicite.» (L'Equipe 12/04/2001, rappelé dans L'Equipe du 23/08/2005)
- Réponse à la question "Pensez-vous que le dopage puisse disparaître un jour du peloton ?" : «Mais on l'a prouvé, non ?» (L'Equipe 12/04/2001, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans La grande imposture, page 163)
- A propos de sa collaboration avec le Dr Ferrari : «Ferrari me suit de loin en loin depuis 1995, mais c'est seulement ces derniers temps, dans la perspective du record de l'heure, que je l'ai rencontré plus souvent. (...) Je n'ai jamais nié avoir des contacts avec lui, mais il est est vrai qu'il m'était difficile d'en parler parce que, dès que l'on prononce son nom, tout le monde pense à mal. (...) Il figure dans toutes les enquêtes sur le dopage ? Mais qui n'est pas, ou n'a pas été, inquiété dans le cyclisme ?» (L'Equipe 08/07/2001)
- «J'ai été victime d'un contexte né de l'affaire Festina. L'important, c'est que je suis innocent. A la justice, je peux donner tout ce qu'elle veut... mon sang, mon urine, mes cheveux. Aux journalistes, j'ouvrirai ma porte, mais en échange, je vous demanderai un traitement correct et honnête.» (L'Equipe 30/07/2001, rappelé dans L'Equipe du 23/08/2005)
2003
- «J'ai attaqué le Tour 2000 avec une cible dans le dos. (...) Cette fois les deux anciens vainqueurs du Tour, l'Italien Marco Pantani et l'allemand Jan Ullrich, qui ne s'étaient pas engagés dans le Tour 99 pour des raisons personnelles, seraient sur la ligne de départ.» (Lance Armstrong, Chaque seconde compte, Albin Michel 2003). Si Marco Pantani ne participa pas à ce tour, ce n'est donc pas à cause de son exclusion du Giro 1999 pour dopage à l'EPO...
- «Si j'avais à choisir entre remporter le Tour de France et avoir un cancer, je choisirais le cancer.» (Lance Armstrong, Chaque seconde compte, Albin Michel 2003)
- «Je n'ai jamais été contrôlé positif. Jamais. Et je n'ai pas l'intention de l'être. Savez-vous pourquoi ? Parce que les seules traces que je porte en moi sont celles de l'effort et du travail, et qu'il n'y a pas de test pour ça.» (Lance Armstrong, Chaque seconde compte, Albin Michel 2003)
- «[Mon fils] s'appelle Armstrong, c'est un nom connu, et le jour où il ira à l'école je ne veux pas qu'on lui dise : "Armstrong, ah oui ! Ton papa est un tricheur, un type qui se dope !" J'en crèverais.» (Lance Armstrong, Chaque seconde compte, Albin Michel 2003)
2004
- Après la condamnation du Dr Michele Ferrari : «Je n'ai aucune tolérance pour quiconque est reconnu coupable de faciliter l'utilisation de produits dopants.» (Cité par John Wilcockson dans Lance Armstrong : The World's Greatest Champion en 2009)
- A propos du livre L.A. Confidentiel : «Des accusations extraordinaires doivent être étayées par des preuves exceptionnelles.» (Conférence de presse à Liège au départ du Tour de France 2004, rappelé par John Wilcockson dans Lance Armstrong : The World's Greatest Champion en 2009)
2005
- «Je crois en une compétition juste et loyale. Comme je l'ai déjà dit, je ne prends pas et je n'ai jamais pris de drogue qui favorisent la performance.» (L'Equipe 21/01/2005, rappelé dans L'Equipe du 23/08/2005)
2007
- Pour soutenir Floyd Landis, dans ses démêlés avec le laboratoire de Châtenay-Malabry : "Je crois en Floyd. Je pense qu'il n'a pas été traité équitablement. Je ne fais pas confiance au labo." (Yahoo/AP, 26/04/2007).
2010
- A propos des contrôles antidopage : "Il n'y a aucune possibilité de passer à travers les mailles du filet. À moins d'un vaudou." (Vélo Magazine, cité par www.cyclismag.com, 25/02/2010)
- En réponse à Floyd Landis qui l'accuse de dopage : "C'est sa parole contre la nôtre." (AFP, cité par leparisien.fr, 20/05/2010)
- Sur le même sujet : "Je ne comprends pas où il veut en venir. Je suis tranquille." (Interview à Reuters, citée par Libération, 03-04/07/2010)
- En réponse aux nouvelles accusations de Floyd Landis dans le Wall Street Journal du 03/07/2010 : "La crédibilité de Landis, c'est comme une brique de lait qui a tourné : dès la première gorgée, il n'est pas besoin de boire le reste pour savoir qu'il a tourné." (Cité par lemonde.fr, 03/07/2010)
- A propos de la guerre UCI-AFLD pour les contrôles du Tour de France 2010 : "Quelqu'un d'autre de malade et fatigué de cette connerie ?" (twitter.com, 10/06/2010)
- A propos de la victoire de Fabian Cancellara dans le prologue du Tour de Suisse et aux accusations de dopage mécanique : "Félicitations Fabian. Le gars du pays a deux moteurs sur son vélo. Sa jambe droite et sa jambe gauche. Fin de l'histoire." (twitter.com, 13/06/2010)
Soyons justes, le coureur américain peut aussi s'exprimer sur d'autres sujets :
1993
- Après son titre de Champion du Monde, on évoque une réception à la Maison Blanche : «La Maison Blanche, c'est vraiment pas mon truc.» (L'Equipe, 31/08/1993)
- «Je suis plutôt destiné aux courses d'un jour. (...) Le Tour de France (...) je ne pense pas que ce soit dans mes cordes.» (L'Equipe, 01/12/1993)
2008
- A propos du Tour de France 2008 : "Le Tour était une plaisanterie cette année. Je n'ai rien contre Sastre... ou Christian Vande Velde. Christian est brave type, mais terminer cinquième du Tour de France ? Allons !" (John Wilcockson, Lance Armstrong : The World's Greatest Champion, 2009, page 6).
2009
- A propos de Bernard Hinault qui dit espérer qu'il ne participe pas au Tour de France 2009 : "Gagner cinq Tours ne fait pas de vous une personne intelligente, mais bien un branleur." (Twitter, cité par www.7sur7.be, 08/06/2009)
Ses contrôles antidopage
Le 23/08/2005, L'Equipe, s'appuyant sur des sources UCI, publie la liste des contrôles antidopage auxquels Lance Armstrong s'est soumis de 1999 à 2004. On pourra être surpris par le fait que les contrôles sont de moins en moins nombreux.
- 1999 : 15 contrôles urinaires conventionnels (1 positif à la triamcinolone acétonide - corticoïdes, 14 négatifs)
- 2000 : 12 contrôles urinaires conventionnels (tous négatifs)
- 2001 : 10 contrôles urinaires conventionnels, dont 5 avec détection de l'EPO (tous négatifs)
- 2002 : 9 contrôles urinaires conventionnels incluant la recherche d'HES, dont 8 avec détection de l'EPO (tous négatifs)
- 2003 : 9 contrôles urinaires conventionnels incluant la recherche d'HES, dont 6 avec détection de l'EPO (tous négatifs)
- 2004 : 8 contrôles urinaires conventionnels incluant la recherche d'HES, dont 7 avec détection de l'EPO (tous négatifs). 1 contrôle sanguin de détection des hémoglobines de synthèse (négatif).
- 2009 : au 2 juillet 2009, Armstrong annonce un 34ème contrôle depuis l'annonce de son come-back. Ce chiffre, issu de son Twitter, est invérifiable dans la mesure où les contrôles sont effectués par plusieurs instances (UCI, AFLD, USADA...) qui n'ont aucune obligation de communiquer sur le sujet. Qui plus est, Armstrong lui-même n'annonce pas tous les contrôles ou alors sa calculette a tendance à s'emballer : le 31 mai, il annonce le 29ème contrôle et le 16 juin le 31ème. Entre les deux, aucune annonce... Pour sa part, le 4 juillet 2009, Fabian Cancellara en était à 55 en 15 mois et il aurait finalement terminé l'année avec 60 contrôles en 2009.
Dans L.A. Officiel (page 37), Pierre Ballester et David Walsch révèlent un contrôle inopiné que les contrôleurs de l'Usada n'ont pu effectuer au domicile du coureur américain :
L'incident remonte à la fin du printemps 2004, un jour ou Mike Anderson travaillait au ranch de Dripping Springs. Il était parti de chez lui pour rejoindre le ranch, à une vingtaine de kilomètres de là. Alors qu'il était en route, il reçut un appel sur son téléphone portable. C'était le paysagiste, Derek Russey, qui était déjà à Dripping Springs. (...) Derek Russey lui dit que des gens de l'Usada étaient au ranch et voulaient savoir si Lance était dans les parages.
"Je lui ai répondu : " Comment ça, où est Lance ? Il est chez lui, il est dans la maison."
"Il m'a dit : " Non, il n'y est pas. Et les gens de l'Usada sont là. Je les ai fait partir. (...) " Derek voulait que l'ami de Lance, John Korioth, vienne chercher la voiture et la conduise sous les yeux des contrôleurs de l'Usada, qu'il soupçonnait d'attendre devant les grilles de la propriété. Les vitres de la voiture sont teintées et John est à peu près de la même corpulence que Lance (...). John conduirait la voiture, les gens de l'Usada ne remarqueraient pas que ce n'était pas Lance, les portes se refermeraient derrière lui, et les contrôleurs penseraient que tout ceci n'avait été qu'un malentendu entre le paysagiste et eux. Mais durant tout ce temps, Lance était bien à la maison."
(...)
Mike Anderson se doutait qu'il y avait quelque chose qui clochait, parce qu'il s'était rendu au ranch ce matin-là, persuadé d'y trouver Armstrong. (...) Par le passé, jamais Lance n'avait quitté le ranch sans en avertir au prélable son assistant personnel. Ca n'était tout simplement jamais arrivé. " (...) C'était bien la première - et la dernière - fois qu'il disparaissait comme ça sans prévenir."
Le Tour de France 1999 et l'EPO
Le 23 août 2005, le journal L'Equipe publiait un scoop retentissant : lors du Tour de France 1999, 6 échantillons d'urine prélevé sur le texan contenaient de l'EPO. Un fameux retour de boomerang à celui qui répondait souvent avec morgue à ceux qui le soupçonnaient de dopage. On pourra lire en page actualité, les détails de cette révélation et ci-dessous quelques réactions de personnalités, dont certaines se gardent bien de tirer sur l'ambulance.
- Fabrizio Bontempi (directeur sportif de l'équipe Lampre) : "Il n'est pas vraiment juste que l'on ressorte une affaire qui date désormais de 1999 et cela ne sert strictement à rien. Armstrong n'a jamais été contrôlé positif et de plus il vient de prendre sa retraite, donc où est l'intérêt d'en parler maintenant ? Nous en avons discuté en voiture avec Cunego (Damiano) et je peux assurer qu'il a la même opinion que moi." (www.dhnet.be 23/08/2005)
- Jean-Pierre Danguillaume (ancien coureur) : "Y'a prescription. Qu'est-ce qu'on va s'em... avec cela. En 99, il y avait 90 pour cent du peloton qui se mettait de l'EPO. Cette affaire ne me choque donc pas." (L'Equipe 24/08/2005)
- Raymond Domenech (entraîneur de l'équipe de France de football) : "C'est remuer la merde pour rien. Il est un grand champion. C'est un grand sportif qui a vécu dans son milieu." (L'Equipe 26/08/2008, rapporté dans le Canard Enchaîné du 31/08/2005)
- Gilbert Duclos-Lassalle (ancien coureur) : "Cette affaire est dommageable car elle va ternir sa carrière. (...) Je remarque simplement maintenant que l'on a oublié que le personnage était un très grand champion, couronné mondialement à 21 ans, perfectionniste du travail et de l'entraînement." (L'Equipe 24/08/2005)
- Jacky Durand (ancien coureur) : "Et pourquoi sortir une telle affaire maintenant ? C'est facile de faire cela ! Ca me paraît un peu bizarre. A chaud, j'ai de gros doutes sur la véracité des accusations." (L'Equipe 24/08/2005)
- Laurent Fignon (ancien vainqueur du Tour de France) : "Cette histoire est trop vieille. 1999 ? J'en ai rien à foutre. Ca va servir à quoi ?" (Libération 24/08/2005)
- Jean-René Godard, journaliste et surtout ami de Lance Armstrong : "J'ai été très peiné de voir qu'on a voulu l'incriminer de tricherie de dopage, six ans après. C'est honteux alors qu'il n'a jamais été contrôlé positif, jamais, jamais, jamais." (La Presse de la Manche, 16/04/2008, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans La grande imposture, page 159)
- Cyrille Guimard (ancien coureur) : "Cela ne me surprend pas dans le contexte de 1999. Tout le monde savait que l'EPO n'était pas détectable et, donc, utilisée." (Ouest-France, 24/08/2005)
- Stéphane Heulot (ancien coureur) : "J'ai souvent couru avec lui et je l'ai vu, du jour au lendemain, devenir le meilleur contre-la-montre. Qu'il ait progressé en montagne parce qu'il avait perdu du poids. Pourquoi pas. Mais qu'il devienne également le meilleur rouleur du peloton, ça me laissait dubitatif." (Ouest-France, 24/08/2005)
- Miguel Indurain (ancien vainqueur du Tour de France) : "Il me semble malsain qu'on commence à déterrer des test effectués il y a des années. Je trouve cela très étrange et je me demande si garder de tels spécimens est légal. (...) Tout ce qui touche à Armstrong est bon pour les médias, mais la question est de savoir si tout cela est vrai ou non. Il y a des doutes sur la fiabilité des tests (pour l'EPO) et il y a des doutes sur toute cette affaire." (www.dhnet.be 23/08/2005)
- Jean-Marie Leblanc (directeur du Tour de France) : "Moi, je faisais partie de ceux qui ne s'attendaient pas à ça." (L'Equipe 24/08/2005) En 2007, il précise : "La démonstration de Ressiot [est] imparable, solide, clairement étayée - photocopies à l'appui - et finalement convaincante." (Le Tour de ma vie, 2007, page 280)
- Eddy Merckx (ancien vainqueur du Tour de France) : "C'est du journalisme à sensation. Armstrong m'a toujours affirmé ne jamais s'être dopé. Entre (ce qu'écrit) un journaliste et la parole de Lance, je fais confiance à Armstrong." (L'Equipe 24/08/2005)
- Jean Pitallier (président de la FFC) : "Je n'ai pas à prendre position. C'est une affaire qui remonte à 1999." (L'Equipe 24/08/2005)
- Raymond Poulidor (ancien coureur) : "Pourquoi pas remonter jusqu'en 1903 tant qu'on y est ?" (Libération 24/08/2005)
- Christian Prudhomme (Directeur du Tour de France) : "Je ne doute pas un seul instant du sérieux de l'enquête de L'Equipe, il faut néanmoins confirmer, vérifier, etc. Mais je le répète, [c'est] un vrai choc [...] J'y vois quand même un espoir. Aujourd'hui, les gens qui trichent doivent se dire: dans un an, dans deux ans, dans cinq ans peut-être je me ferai pincer." (23/08/2005, rappelé par cyclismag.com 13/05/2009)
- Bernard Thévenet (ancien vainqueur du Tour de France) : "Ce qui me gène, c'est que cette affaire sorte juste au moment où Armstrong s'en va... je note aussi qu'elle intervient juste avant les élections à l'UCI. J'en vois deux effets: un coup de bâton derrière les oreilles du cyclisme et la remise en cause de la lutte antidopage." (L'Equipe 24/08/2005)
- Jan Ullrich (ancien vainqueur du Tour de France) : "Il nous manque toutes les informations nécessaires et exactes, c'est pourquoi je ne veux pas tirer de conclusions trop hâtives. Mais il est clair que je serais très déçu si les informations contenues dans cet article étaient confirmées." (L'Equipe 24/08/2005)
- Hein Verbruggen (Président de l'UCI) : "C'est une affaire qui sort de France et ce n'est pas par hasard." (Ouest-France, 24/08/2005)
- Richard Virenque (ancien coureur) : "Ca me parait un peu bizarre : sept ans après, de telles révélations ! Il est étonnant qu'il faille attendre qu'Armstrong soit parti pour sortir cela." (Ouest-France, 24/08/2005)
- Thomas Voeckler (coureur cycliste) : "Je ne tombe pas des nues, car il y avait beaucoup de doutes." (Ouest-France, 24/08/2005)
- Alex Zuelle (deuxième du Tour de France 1999) : "Je ne m'intéresse plus à ce genre de choses. (...) Maintenant qu'il a gagné son septième Tour, cette bombe vient d'exploser. Cela permet aussi aux media de gagner de l'argent. En ce qui me concerne, le Tour 1999 est de l'histoire ancienne. Trop d'années ont passé." (www.dhnet.be 23/08/2005)
Le Tour de France 1999 et les corticoïdes
Le 4 juillet 1999, Lance Armstrong est contrôlé positif au triamcinolone acétonide, un corticoïde de synthèse à action retard. Sur le procès verbal du contrôle médical, dans la colonne « Médicaments pris », il est écrit : « néant ». C'est la panique dans le camp du champion américain qui fournira plusieurs explications :
- "Je n'ai jamais eu (...) de certificat médical déposé à l'UCI m'autorisant à prendre des produits." (L'Equipe, 15/07/1999)
- "Ma selle me blessait, et je me soignais avec une pommade à la cortisone que j'avais d'ailleurs fait accepter par les autorités avant le départ de la course." (Lance Armstrong dans "Il n'y a pas que le vélo dans la vie")
- "J'utilisais une crème analgésique contenant des corticoïdes pour soulager une inflammation provoquée par le frottement de la selle. (...) J'avais indiqué la composition du produit aux responsables du Tour et on m'avait autorisé à l'employer." (Lance Armstrong dans "Chaque seconde compte")
Ces déclarations, outre le fait qu'elles évoluent, contiennent un certain nombre d'erreurs ou de mensonges :
- Après avoir affirmé n'avoir jamais pris de corticoïdes et ne pas avoir de certificat médical pour utiliser des produits interdits, Lance Armstrong se rétracte.
- La pommade à la cortisone n'avait pas été déclarée aux autorités, comme l'ont démontré Pierre Ballester et David Walsch dans leur enquête.
- De ce fait, les responsables du Tour n'avaient nullement autorisé Armstrong à l'utiliser, d'autant que ce rôle revient à l'UCI.
Malgré tout, l'UCI, bonne patte, fera une entorse à son règlement en acceptant un certificat médical antidaté pour fermer les yeux sur cette affaire, ouvrant la route à la première victoire d'Armstrong dans le Tour de France.
Le Tour de France 2002
Michel Audran, spécialiste de la lutte antidopage, a analysé les urines de Lance Armstrong, prélevées pendant le Tour de France 2002. Ces urines lui on paru suspectes. Il déclare : "On n'a rien trouvé. J'étais stupéfait par la clarté des urines. On peut penser à un échange d'urine." Selon lui, Armstrong aurait pu échapper à la vigilance du médecin contrôleur : "Il y a quelqu'un qui est présent lors de la collecte du flacon d'urine. Mais est-ce que la personne qui est à côté d'Armstrong osera mettre son nez dans ses affaires ! (...) Je sais qu'à l'époque j'avais demandé à ce qu'on fasse une identification des urines à partir de l'ADN et on ne l'a pas fait, je ne sais pas pour quelle raison." (L'affaire Jeanson, l'engrenage, Alain Gravel, Editions Voix parallèles, 2008, page 54)
Le come-back en 2009
En septembre 2008, il annonce son retour à la compétition pour 2009 et sa volonté de conquérir un huitième Tour de France. Un come-back qui ne fait pas l'unanimité.
- Jean-Etienne Amaury, PDG d'ASO : "On ne peut pas dire qu'il n'embarasse pas le Tour de France puisqu'il a avec lui une histoire compliquée." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 104)
- Christophe Bassons, ancien coureur professionnal : "C'est triste, ça me désole et ça me fait même un peu peur... Je ne comprends pas. (...) Si il a décidé de revenir à la compétition, c'est qu'il doit être sûr de pouvoir gagner un huitième Tour de France. En plus, s'il le court avec l'équipe Astana, je trouve que ce sera encore une manière de narguer l'épreuve et le milieu du vélo. Ce retour ne le grandira pas." (sport.fr - 10/09/2008)
- Jean-François Bernard, ancien coureur : "Pour moi, il n'est pas dans le classement du Tour. C'est seulement un « people » qui fait parler de lui. (...) Son retour est plus politique et commercial que sportif." (L'Equipe, 13/07/2009)
- Jean-René Bernaudeau, directeur sportif de Bouygues Telecom : "Les come-back de ce style, ce n'est pas du tout ma conception du sport. (...) Avec Armstrong, on a l'impression que tout est facile: il a arrêté trois ans et il va revenir comme si de rien n'était. Ce n'est pas ça, le vélo." (sport.fr - 10/09/2008)
- Patrice Clerc, ancien PDG d'ASO : "On ne peut ni encenser ni lyncher Armstrong. Mais je trouve ce retour terrible pour le sport cycliste." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 110)
- Alberto Contador, futur coéquipier chez Astana : "C'est une bonne nouvelle pour le cyclisme car elle va susciter beaucoup d'intérêt et, à Astana, nous serions ravis de l'accueillir à bras ouverts. " (Le Monde, 12/09/2008, cité par Jean-Pierre de Mondenard dans La grande imposture, page 197)
- Antoine Deneriaz, champion olympique de ski de descente en 2006 : "C'est dommage, limite écoeurant." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 157)
- Tony Estanguet, double champion olympique de canoë en 2000 et 2004 : "[Son retour] relève (...) plutôt d'un retour en arrière pour le sport en général et le cyclisme en particulier." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 157)
- Laurent Fignon, double vainqueur du Tour de France : "Je pense que cela va faire du bien au vélo parce qu'on manque un petit peu de champion charismatique en ce moment. Cela attire les médias. A chaque fois qu'il est dans une course, il y a beaucoup plus d'accréditations. Cela ne peut faire que du bien." (sport365.fr - 26/03/2009)
- Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France : "Jeannie Longo est toujours là à près de 50 ans alors Lance Armstrong a encore tout le temps devant lui... C'est quand même un athlète complet..." (sport.fr - 10/09/2008)
- Christian Hutin, Député apparenté PS du Nord, médecin des 4 Jours de Dunkerque : "Son retour dans un peloton réduit à néant tout ce qui était moralisé ces trois dernières années. Les purs, les jeunes, vont être terriblement démobilisés." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 148)
- Laurent Jalabert, ancien collègue devenu consultant : "C'est une curiosité et je suis impatient de voir ce qu'il va faire." (francesoir.fr - 04/07/2009)
- Paul Kimmage, ancien coureur devenu journaliste : "Tout l'enthousiasme que j'avais peu à peu reconstruit autour de ce sport au cours des dernières années s'est totalement écroulé. Tout est balayé, tous mes espoirs sont réduits à néant. Il (...) veut nous faire croire que, s'il revient, c'est pour sauver l'humanité tout entière du cancer. Tout ça, c'est des conneries. C'est une question d'ego. Le seul truc qui intéresse Lance Armstrong, c'est Lance Armstrong. Je pense qu'il cherche à réécrire sa sortie de ce sport. Il a pris du recul ces deux dernières années, il a bien observé le monde du vélo et il ne peut pas supporter l'idée que, aujourd'hui, des coureurs propres sont sur le point d'effacer sa légende et de le renvoyer directement au fond des toilettes de l'histoire, avec tout la merde qu'il a fait endurer à ce sport... Ce type, avec sa manie d'intimider les gens, son agressivité, le tout drapé dans son bel habit de martyr du cancer, c'est ça qu'il essaie constamment de dissimuler... Le héros qui a vaincu le cancer ? Eh bien c'est lui, le cancer de ce sport. Pendant deux ans, ce sport a connu une rémission. Et maintenant, le cancer est de retour." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 183)
- Jean-François Lamour, ancien Ministre des Sports : "C'est un invité encombrant pour le Tour, comme un élastique qui nous ramène à une page qui semblait se tourner." (L'Equipe du 12/09/2008, cité dans La grande imposture, Editions Chiron 2000, page 17)
- Greg Lemond, premier américain vainqueur du Tour de France : "Son retour n'est pas une bonne nouvelle. C'est le cauchemar que nous avons vécu de si longues années qui revient." (AFP, 25/09/2008)
- Marc Madiot, directeur sportif de la Française des Jeux : "Avant de prétendre regagner le Tour, il faut d'abord que Lance Armstrong s'explique sur ce qui s'est passé en 1999." (sport.fr - 10/09/2008)
- Pat McQuaid, président de l'UCI : "Le retour de Lance Armstrong est une bonne chose pour le Tour de France et le cyclisme en général. C'est un grand champion et le meilleur ambassadeur du sport cycliste. C'est un héros sportif." (Lance Armstrong, l'abus ! - Jean-Emmanuel Ducoin - 2009)
- David Millar, coureur de l'équipe Garmin : "Son retour peut-être une bonne chose. C'est à lui de faire en sorte que ce soit une bonne chose. Il a l'opportunité de le prouver. Ce n'est pas parce qu'il a couru à une mauvaise époque qu'il est un mauvais athlète." (20minutes.fr - 27/06/2009)
- Jean-Christophe Péraud, vice-champion olympique de VTT en 2008 : "Franchement, je suis dégouté." ("Le sale tour", Editions Seuil 2009, page 157)
- Jérôme Pineau, coureur de Bouygues Telecom : "Son retour n'est pas une bonne nouvelle pour le cyclisme. Il revient après trois ans d'absence et je n'imagine pas une seconde qu'il ne soit pas dans le coup. Il revient pour gagner, pour faire comme avant. Comment faire croire après aux gens que cela soit possible ? C'est l'image et la crédibilité du cyclisme qui sont en jeu." (ouestfrance.fr - 27/09/2008)
- Dick Pound, ancien Président de l'Agence Mondiale Antidopage : "S'il croit que son retour peut le dispenser de répondre à l'enquête et au constat auxquels avait abouti l'enquête de L'Equipe en août 2005, alors il commet une grave erreur. (...) Six de ses échantillons prélevés en 1999 contiennent de l'EPO. Il n'a jamais pu démontrer le contraire. Il n'est pas blanchi, comme il l'affirme." (L'Equipe, 27/09/2008)
- Riccardo Ricco : "S'il est revenu dans le peloton, il a certainement ses raisons et je trouve cela courageux." ("Le Figaro, 29/06/2009)
- Nicolas Sarkozy, Président de la République française : "Regardez Armstrong, ce type qui a surmonté un cancer, qui a gagné sept Tours et qui repart cette année. C'est un type vraiment courageux, à l'image de tous ces coureurs cyclistes qui se battent jusqu'à l'extrême." (Propos tenus lors du Conseil des Ministres du 01/07/2009 et rapportés par Le Canard Enchaîné du 08/07/2009)
- Paolo Savoldelli, ancien équipier : "Il y a quatre ans, il s'était retiré parce qu'il en avait marre des suspicions et craignait d'être manipulé dans un contrôle. Alors que revient-il faire dans ce milieu." (Cité par L'Equipe, 03/07/2010)
- Joop Zoetemelk, ancien coureur : "J'avoue que je ne comprends toujours pas ce qu'il cherche réellement." (L'Equipe, 03/07/2010)
Coéquipiers impliqués dans des affaires de dopage
30 des 132 coéquipiers de Lance Armstrong (soit 22,7%) ont vu leur nom apparaître dans des affaires de dopage. Parfois avant, parfois après ou parfois pendant leur cohabitation sous le même maillot.
- Philip Grant ANDERSON : coéquipier chez Motorola (1992, 1993, 1994). 1983 : contrôle positif
- Francisco ANDREU : coéquipier chez Motorola (1992, 1993, 1994) Motorola - Merckx - Volvo (1995) Motorola (1996) Cofidis (1997) US Postal Service (1998, 1999, 2000). 1995 : aveux en 2006 (non sanctionné)
- Stéphane BARTHE : coéquipier chez Us Postal Service (2001). 199x : enquête judiciaire (non sanctionné)
- Assan BAZAYEV : coéquipier chez Astana (2009). 2009 : non-communication de localisation
- Manuel BELTRAN MARTINEZ : coéquipier chez Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003) US Postal Service Presented by Berry Floor (2004) Discovery Channel Pro Cycling Team (2005). 1999 : contrôle positif ; 1999 : enquête du laboratoire (non sanctionné) ; 2008 : contrôle positif
- Volodymir BILEKA : coéquipier chez Discovery Channel Pro Cycling Team (2005). 2008 : contrôle positif
- Tom BOONEN : coéquipier chez US Postal Service (2000, 2002). 2007 : contrôle positif (non sanctionné) ; 2008 : contrôle positif ; 2009 : contrôle positif
- David CLINGER : coéquipier chez US Postal Service (2002). 2009 : contrôle positif
- David GEORGE : coéquipier chez US Postal Service (1999, 2000). 2004 : contrôle positif
- Roland GREEN : coéquipier chez Us Postal Service (2001). 2004 : contrôle positif
- Tyler HAMILTON : coéquipier chez US Postal Service (1998, 1999, 2000) Us Postal Service (2001). 2004 : contrôle positif (non sanctionné) ; 2004 : contrôle positif ; 2009 : contrôle positif et aveux en 2009
- Roberto HERAS HERNANDEZ : coéquipier chez Us Postal Service (2001) US Postal Service (2002) Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003). 2005 : contrôle positif
- Benoit JOACHIM : coéquipier chez US Postal Service (1999, 2000) Us Postal Service (2001) US Postal Service (2002) Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003) US Postal Service Presented by Berry Floor (2004) Discovery Channel Pro Cycling Team (2005). 2000 : contrôle positif (non sanctionné)
- Floyd LANDIS : coéquipier chez US Postal Service (2002) Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003) US Postal Service Presented by Berry Floor (2004). 2006 : contrôle positif
- Joan LLANERAS ROSELLO : coéquipier chez US Postal Service (1998). 2001 : contrôle positif
- Laurent MADOUAS : coéquipier chez Motorola (1996). 1994 : contrôle positif
- Peter MEINERT-NIELSEN : coéquipier chez US Postal Service (1998, 1999). 1993 : contrôle positif
- Alvaro MEJIA CASTRILLON : coéquipier chez Motorola (1993, 1994) Motorola - Merckx - Volvo (1995). 1987 : contrôle positif
- Gianpaolo MONDINI : coéquipier chez US Postal Service (2002). 2001 : flagrant délit
- Kirk O'BEE : coéquipier chez US Postal Service (2000). 2001 : contrôle positif
- Pavel PADRNOS : coéquipier chez US Postal Service (2002) Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003) US Postal Service Presented by Berry Floor (2004) Discovery Channel Pro Cycling Team (2005). 2001 : flagrant délit (pas de sanction ?)
- Victor Hugo PENA GRISALES : coéquipier chez Us Postal Service (2001) US Postal Service (2002) Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003) US Postal Service Presented by Berry Floor (2004). 2001 : contrôle positif (pas de sanction ?)
- Andrea PERON : coéquipier chez Motorola - Merckx - Volvo (1995) Motorola (1996). 2001 : flagrant délit (pas de sanction ?)
- Jean-Cyril ROBIN : coéquipier chez US Postal Service (1998). 199x : aveux en 2004 (pas de sanction ?)
- Maximilian SCIANDRI : coéquipier chez Motorola (1992, 1993, 1996). 2001 : enquête policière (pas de sanction ?)
- Stephen SWART : coéquipier chez Motorola (1994) Motorola - Merckx - Volvo (1995). 1995 : aveux en 2004 (non sanctionné)
- Jonathan VAUGHTERS : coéquipier chez US Postal Service (1998, 1999). 199x : aveux (non sanctionné)
- Matthew WHITE : coéquipier chez Us Postal Service (2001) US Postal Service (2002) Us Postal Service Presented by Berry Floor (2003). 1998 : contrôle positif
- Sean YATES : coéquipier chez Motorola (1992, 1993, 1994) Motorola - Merckx - Volvo (1995) Motorola (1996). 1989 : contrôle positif (non sanctionné) ; 1989 : contrôle positif (pas de sanction ?)
- Cezary ZAMANA : coéquipier chez Motorola - Merckx - Volvo (1995). 1999 : contrôle positif
Sources :
http://www.museociclismo.it et
annuaire du dopage mis à jour au 05/04/2010
Cruel précédent
A longueur d'interview, Lance Armstrong répète qu'il n'a jamais été contrôlé positif, ce qui serait sensé attester de sa "virginité". Tout d'abord, rappelons que, même s'il ne fut pas sanctionné, il a bel et bien été contrôlé lors du Tour de France 1999
. Ensuite, pour le plaisir, rappelons cette phrase de Freddy Maertens
qui figure en bonne place dans le bétisier du dopage : "Quant au dopage, je ne peux répondre qu'une chose : au Tour et au championnat du monde, j'ai été contrôlé négativement chaque fois". Ceci ne l'empêche pas d'être cité à 6 reprises dans l'annuaire du dopage !